Conference

Sortir de l’ambiguïté sur l’activité physique dans les soins associés au traitement du cancer

Sortir de l’ambiguïté sur l’activité physique dans les soins associés au traitement du cancer

Conférence donnée à l’occasion des 12ièmes journées du Canceropole Grand Sud Ouest le 24 novembre 2016 à la Grande-Motte.

L’activité physique adaptée (APA) prend une place de plus en plus importante pour atténuer certains effets indésirables des traitements du cancer et pour prévenir les récidives. Ces pratiques s’intègrent dans le parcours de soin des malades dès l’annonce du cancer. Elles sont l’une des composantes de l’activité de soins de support des établissements d’oncologie et des réseaux de soin associés encouragées en cela par les Plans cancer et la prescription médicale systématique.

Or, au delà des études de cohorte, les études interventionnelles manquent. Bien des questions sur le contenu et les modalités de pratique restent. Comment imaginer des bénéfices similaires entre le yoga et la course à pied, entre la pétanque et le tennis? Comment penser que les programmes d’activités physiques sont identiques quelle que soit la gravité des cancer? Comment prendre en compte la préférence des patients?

Cette présentation encourage les patients, les cliniciens, les professionnels de l’activité physique et les chercheurs à mener des recherches interventionnelles plus rigoureuses pour mettre en évidence les meilleurs contenus pour les bons patients, et ainsi améliorer les pratiques et les formations professionnelles. Cette démarche vise à aller au delà de la notion vaste et flou d’activité physique et du basique 150 minutes d’activité physique ou 10.000 pas par jour pour construire des programmes précis, avec un objectif santé et qualité de vie ciblé, un contenu détaillé (et ajustable selon les contextes d’application) et une description des mécanismes biopsychosociologiques en jeu et des contextes d’application. Ces programmes deviendront ainsi de véritables Interventions Non Médicamenteuses (INM), suivant la logique de l’Evidence Based Medicine/Prevention.

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Des études interventionnelles manquent pour faire la preuve de l’efficacité de programme d’activités physiques adaptées sur la durée de vie. 


Les références

Académie Nationale de Médecine (2013). Thérapies complémentaires: Leur place parmi les ressources de soins. Paris: Académie Nationale de Médecine.

Haute Autorité de Santé (2011). Développement de la prescription de thérapeutiques non médicamenteuses validées. Paris: HAS Edition.

Organisation Mondiale de la Santé (2013). Stratégie de l’OMS pour la médecine traditionnelle pour 2014-2023. Genève : OMS.

Ninot G (2014). Définir la notion d’intervention non médicamenteuse. Blog en Santé, A16.


Pour citer cet article du Blog en Santé ©

Ninot G (2016). Sortir de l’ambiguïté sur l’activité physique  dans les soins associés au traitement du cancer. Blog en Santé, C3.

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3 thoughts on “Sortir de l’ambiguïté sur l’activité physique dans les soins associés au traitement du cancer
  1. Patrick abiflizera says:

    Merci pour cette article incroyable !:D

  2. Abi says:

    j’ai des amis qui ont fait du sport pour évité de pensez a leur cancer et ça marche

  3. Jacinto BATATA Enseignant APA-S et Maître nageur. says:

    En effet, beaucoup de travail reste à faire concernant des programmes avec des activités spécifiques pour telle ou telle pathologie. Aux Enseignant APA-S, spécialisez-vous dans une pratique.., ou dans une pathologie, et capitalisez vos séances, vos tests pré et post programme. Chacun de nous pouvons amener une pierre à l’édifice afin de contribuer à une meilleure connaissance de notre pratique et de son impacte sur la santé, pour une meilleure prise en charge des personnes.

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