Lexique

Définir la notion de prévention primaire

Définir la notion de prévention primaire

La prévention est «l’ensemble des mesures visant à éviter ou réduire le nombre et la gravité des maladies, des accidents et des handicaps» (Organisation Mondiale de la Santé, 1948). Elle rassemble toutes les actions, les attitudes et les comportements qui tendent à éviter la survenue d’une maladie ou d’un trouble de santé et à maintenir ou à améliorer la santé. «La prévention primaire est définie comme l’ensemble des actes destinés à diminuer l’incidence d’une maladie, donc à réduire l’apparition des nouveaux cas ou à en retarder l’âge de début» (Organisation Mondiale de la Santé, 1948). Au niveau de la population générale, ce type de prévention prend en compte les conduites individuelles à risque et les risques environnementaux et sociétaux. En agissant en amont, cette prévention empêche ou retarde l’apparition d’une maladie ou d’un trouble de santé. Elle utilise notamment l’information auprès de la population, l’éducation pour la santé, la nutrition ou l’amélioration de l’environnement (Organisation Mondiale de la Santé, 1984). Cette prévention nécessite dans un premier temps d’identifier, avec un niveau de certitude acceptable, les facteurs susceptibles de modifier l’incidence des pathologies. Les recherches distinguent les facteurs de risque et facteurs protecteurs.

Des définitions

Une commission américaine sur les maladies chroniques a proposé en 1957 une des premières définition de la prévention dans le domaine de la santé: «ensemble des mesures visant à éviter ou à réduire le nombre et la gravité des maladies, des accidents et des handicaps» (Commission on Chronic Illness, 1957). Afin d’envisager toutes les modalités d’action de prévention, l’Organisation Mondiale de le Santé distingue depuis 1984 trois catégories selon le moment où l’action de prévention est proposée, (1) une prévention primaire qui tente d’éviter l’apparition d’une maladie ou d’un problème de santé, (2) une prévention secondaire qui vise à stopper ou à retarder l’évolution d’une maladie, ou à réduire le risque de rechute et de chronicité et (3) une prévention tertiaire qui intervient après la survenue de la maladie et qui tend à réduire les dégâts dus à la maladie, les rechutes, les récidives, les invalidités. Si d’autres définitions existent dans la littérature (Bourdillon, 2006; Trivalle, 2002), celle de l’Organisation Mondiale de la Santé de 1984 est la plus largement admise.

Par conséquent, les actions de prévention santé ne doivent pas être confondues avec les actions de promotion de la santé ou de précaution.

Des publics et des modes d’action spécifiques

La prévention primaire s’adresse à des sujets «sains» (sans maladie diagnostiquée ou handicap). La prévention secondaire cible les personnes déclarées malades, handicapées ou incarcérées, soit en voie de le devenir très prochainement (par exemple un « gros » fumeur à risque de cancer). La prévention tertiaire s’adresse aux personnes «officiellement» malades, handicapées ou incarcérées. Les trois secteurs de prévention nécessitent des méthodes d’intervention spécifique, plus éducative, populationnelle et ciblée sur un facteur de risque dans la prévention primaire, plus thérapeutique et personnalisée dans la prévention tertiaire.


Le message général

L’adage bien connu «mieux vaut prévenir que guérir» revient à la mode en occident. Hélas, ce n’est pas parce que l’on sait que l’on fait, même si c’est un préalable. Le Blog en Santé recommande la consultation du site de l’Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé (INPES).

Le message pour les professionnels de santé

Les professionnels de santé sont encouragés à consulter le site Internet de l’INPES. Ce site dispose d’un large éventail de conseils et de ressources documentaires sur les actions de prévention primaire. Les actions ne prévention ne doivent pas être confondue avec les actions de promotion de la santé.

Le message pour les chercheurs

Evaluer l’efficacité d’une action de prévention primaire s’avère compliqué et lourd. Cette démarche scientifique exige en recherche interventionnelle un grand nombre de participants et un longue durée de suivi. Les actions ne prévention ne doivent pas être confondue avec les actions de promotion de la santé.

Le message pour les décideurs

En agissant en amont, la prévention primaire empêche ou retarde l’apparition d’une maladie ou d’un problème de santé. Elle utilise notamment l’information auprès de la population, l’éducation pour la santé, la nutrition et l’amélioration de l’environnement (Flageolet, 2008). Les actions ne prévention ne doivent pas être confondue avec les actions de promotion de la santé.


Références

Bourdillon F, Brucker G, Tabuteau D (2007). Traité de santé publique. Paris : Flammarion.

Commission on Chronic Illness (1957). Chronic illness in the United States. Cambridge : Harvard University Press.

Flageolet A (2008). Rapport de mission au profit du gouvernement relative aux disparités territoriales des politiques de prévention sanitaire. Paris : Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sport et de la Vie Associative.

Haute Autorité de Santé (2011). Développement de la prescription de thérapeutiques non médicamenteuses validées. Paris : HAS Edition.

Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé (2013). Site web.

Organisation Mondiale de la Santé (1984). Glossaire de la série «santé pour tous». Genève : OMS Editions.

Trivalle, C. (2002). Gérontologie préventive. Paris : Masson.


Pour citer cet article du Blog en Santé ©

Ninot G (2014). Définir la notion de prévention primaire. Blog en Santé, L13.

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